Connaissez-vous ces vieux mots français oubliés ?

Quelques vieux mots français oubliés
Quelques vieux mots français oubliés

Les années passent et la langue française ne cesse de se répandre davantage dans le monde entier, c’est-à-dire que de plus en plus de gens et de pays l’utilisent. Parallèlement à cela, le français ne cesse d’évoluer. D’un côté de nouveaux mots sont ajoutés et de l’autre certains mots disparaissent petit à petit. Tour d’horizon sur ces vieux mots français oubliés, ceux qui sont devenus désuets.

Quelques vieux mots français oubliés
Quelques vieux mots français oubliés

Des noms de métiers devenus désormais désuets

Nombreuses sont les vieilles expressions françaises qui ont fini par disparaitre de la circulation. C’est aussi le cas de certains mots propres au milieu du travail, et plus précisément des noms de métiers. En effet, si les métiers de startupper, de référenceur, de scrum master et autres ont fait leurs apparitions, le travail d’un éveilleur, d’un bonnetier ou encore d’un savetier n’est vraiment plus utile en ce moment.
Vous ne savez peut-être pas que « savetier » est le nom qui désigne une personne qui répare et fabrique des chaussures, tout simplement parce que le mot en question est très rarement prononcé au quotidien aujourd’hui. C’est aussi le cas de « bonnetier », qui est le nom donné aux personnes réalisant des articles d’habillement en maille, des chaussettes et des bas. On parle également de « fagoteur », celui qui ramasse et assemble des morceaux de bois et des petites branches. Désormais obsolète, le mot fagoteur a pourtant aussi un autre sens, à savoir une personne qui ne fait pas comme il faut une chose.
Certains vieux mots français oubliés désignent des métiers qui existent encore aujourd’hui. Cependant, cela ne les empêche pas pour autant d’être mis au placard. C’est par exemple le cas de « gabelou ». Ce mot désignait autrefois la personne chargée de collecter l’impôt sur le sel (la gabelle, sous l’Ancien Régime en France). De nos jours, ce mot gabelou désigne « douanier » qui en est un synonyme.
On cite aussi parmi les noms de métiers désuets le « fumiste ». Celui-ci était chargé de l’installation et de la réparation des cheminées et du chauffage. Le « blatier » quant à lui, vendait autrefois du blé et des grains. L’ « allumeur » avait comme fonction l’allumage des éclairages sur la voie publique (les réverbères).

Ancienne machine à écrire
Ancienne machine à écrire

Certaines insultes parmi les vieux mots français oubliés

Parmi les vieux mots français oubliés, on retrouve également des mots qui étaient autrefois difficiles à prononcer. En effet, ceux-ci étaient considérés à l’époque comme des mots grossiers, voire des insultes. On cite par exemple le mot « sacrebleu », que les jeunes d’aujourd’hui ne connaissent sans doute pas, mais qui est pourtant un juron très utilisé autrefois pour exprimer la colère, ou parfois l’effet de surprise. On trouve également le juron « jarni » qui était très utilisé par Molière et dont le sens est « renier Dieu ».
Dans la liste des mots français qui ont disparu de notre vocabulaire quotidien, on retrouve aussi « maroufle ». Selon le dictionnaire c’est une sorte de colle très forte. Ce mot servait autrefois à décrire un homme grossier. Le terme « sacripant » s’utilisait également beaucoup, pour désigner une personne malhonnête capable de faire de mauvais coups. Quant à « zigomar », on l’utilisait tout simplement pour désigner le sexe masculin, et on le rencontre surtout dans les ouvrages littéraires datant du siècle dernier, ou dans des applications pour apprendre le français.
D’autres mots étaient aussi autrefois utilisés pour dire du mal de quelqu’un, voire l’insulter. “Escogriffe”, par exemple, désigne un homme grand, “dégingandé”, un  homme mal bâti et “faquin” signifie un individu sans valeur et impertinent.
Ainsi, la langue de Molière ne manque pas de vieux mots français oubliés, qui méritent pourtant d’être connus même s’ils ne s’utilisent plus au quotidien dans la langue courante.

2 commentaires
  1. Au Québec, le nom de métier « meublier » a complètement disparu et a été remplacé par celui d’ébéniste. Ces hommes de métiers fabriquaient des meubles dit de goût qui meublaient les maisons dans les années 1860-1920 (environ), époque nommée époque victorienne, Les meubliers fabriquaient aussi des meubles dit québécois.
    (ref. Un art de vivre. Le meuble de goût au Québec, Montréal-Québec, Musée des beaux-Arts de Montréal, MUsée du Québec, 1993, sous la direction de John R. Porter).

    1. Que ce soit en France, en Belgique, en Suisse Romande, …ou au Québec de nombreux noms de métiers ont disparu ou ont été remplacés au fil du temps par d’autres expressions. Il est toujours intéressant de connaitre l’histoire de ces noms. Un grand merci pour cette information 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Vous êtes toujours curieux ?